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 Vendredi 3 juin, en pleine demi-finale hommes de Roland-Garros, une militante du climat faisait irruption sur le court.

Elle s'appelle Alizée et elle a expliqué les raisons de son action à Mediapart. 

 

Les eurodéputés devaient voter mercredi 8 juin 2022 une vaste réforme du marché carbone.

Mais le Parlement a finalement rejeté ce texte. Les très polluants industriels de l’acier, du ciment et des engrais ont opéré un lobbying intense pour pouvoir continuer à émettre gratuitement leurs gaz à effet de serre.

 

le marché du carbone européen demeure inopérant.

En effet, dès l’instauration de ce système, des dérogations ont été accordées aux industries, principalement pour les secteurs de la sidérurgie, de la cimenterie et de la production d’engrais.

Des permis à polluer gratuits censés à l’origine protéger ces groupes européens contre la concurrence internationale non soumise au prix du CO2.
Pis, ces permis de polluer ont servi de rente pour les industriels. « Des firmes ont été jusqu’à vendre leurs quotas gratuits d’émission de CO2 sur les marchés carbone, explique à Mediapart Neil Makaroff, responsable Europe au Réseau Action Climat. Entre 2008 et 2019, on estime que ces entreprises ont tiré 30 à 50 milliards d’euros de profits liés à la revente de leurs quotas… »

Résultat de cette aberration : les émissions de l’industrie lourde stagnent depuis 2012 et les grands groupes continuent d’engranger de mirifiques profits tout en aggravant le chaos climatique.

      voir l'article sur le lobbying industriel